Au cœur du 10e arrondissement de Paris, une nouvelle page culturelle s’écrit avec l’inauguration de la Maison des mondes africains. Issue d’une volonté affirmée de la Présidence de la République sous Emmanuel Macron, cette institution hybride se profile comme un lieu où s’entrelacent art, débats et initiatives entrepreneuriales autour des univers africains et de la diaspora. Plus qu’un simple centre culturel, la Maison des mondes africains incarne une démarche d’ouverture et de reconnaissance, portée par le Ministère de la Culture et la Ville de Paris, et bénéficiant d’un investissement de 9 millions d’euros. Portée par les échos de l’Institut du monde arabe, les dynamiques de France Diplomatie et les engagements de l’UNESCO, cette maison s’inscrit dans un dialogue renouvelé entre la France et l’Afrique, à travers une programmation vibrante destinée à s’épanouir pleinement dans le contexte Africa2020 et la Cité internationale universitaire de Paris.
La Maison des mondes africains : un projet emblématique d’Emmanuel Macron à Paris
Le 4 octobre marque une date charnière dans l’histoire culturelle parisienne et symbolique pour la relation franco-africaine. La Maison des mondes africains, ou MansA, prend place dans un ancien atelier du 10e arrondissement, à deux pas de la station Goncourt. Son nom, fusion subtile entre « mansio » — qui signifie « habitation » en latin — et « Mansa Moussa », le célèbre souverain malien du XIVe siècle, révèle la volonté profonde d’ancrage et d’héritage que souhaite insuffler Emmanuel Macron à ce projet.
Cette initiative s’inscrit dans une perspective de long terme avant la présidentielle de 2027, alliant à la fois un espace d’expression artistique et un foyer d’émancipation pour les voix afro-descendantes. Le Ministère de la Culture et France Diplomatie joignent leurs forces à celles de la Ville de Paris pour garantir la réussite de cette maison, dotée d’un budget conséquent, preuve de l’engagement politique et culturel qu’elle conduit.

Une programmation innovante portée par la relève artistique afro-descendante
Pour son ouverture, la MansA a choisi de mettre en lumière une artiste émergente : Roxane Mbanga, 29 ans, dont les origines camerounaises et guadeloupéennes donnent corps à une expression artistique vivante et plurielle. Sa première exposition, intitulée « Noires », transforme l’espace en un lieu chaleureux et coloré, mêlant paysages du Bénin, de Guadeloupe et du Congo à des scènes du quotidien. Cet univers déploie un message de joie et de fierté, loin des stéréotypes, et propose une hospitalité renouvelée à tous ceux qui se sentent peu représentés dans les institutions traditionnelles.
Sous la direction de Liz Gomis, la maison se veut une tribune pour des débats francs, un laboratoire pour les jeunes entrepreneurs et un creuset pour les jeunes talents. Une manière claire d’appuyer la politique culturelle et diplomatique d’Emmanuel Macron tournée vers l’égalité des chances et la promotion d’une africanité assumée.
Un lieu symbolique au croisement des influences culturelles et diplomatiques
La localisation de la Maison des mondes africains à Paris n’est pas anodine. En proximité immédiate avec des institutions majeures telles que l’Institut du monde arabe ou la Cité internationale universitaire de Paris, elle participe à un écosystème riche, où l’histoire, la culture et la diplomatie se rencontrent et se nourrissent. Soutenue par l’UNESCO, cette maison s’inscrit dans un cadre international propice au dialogue entre les mondes.
Elle se veut aussi une vitrine des ambitions françaises dans le domaine culturel et diplomatique vis-à-vis de l’Afrique, dans la lignée des événements Africa2020 qui ont permis de renouveler les regards et les collaborations entre les deux continents.
Faire de la MansA un tremplin durable pour la diversité et l’innovation
Au-delà de sa fonction d’exposition et de lieu de débat, la Maison des mondes africains est pensée comme un véritable incubateur pour les initiatives afro-descendantes, en pleine résonance avec la politique culturelle portée par le Ministère de la Culture. Son inauguration symbolise un tournant dans la manière dont la France assume son histoire, ses liens avec l’Afrique et ses responsabilités contemporaines.
Avec l’ambition de s’implanter durablement avant 2027, la MansA ouvre la voie à une conception renouvelée de la culture, ancrée dans la diversité et l’innovation, tout en renforçant le rôle de la France comme acteur incontournable dans le rayonnement africain à l’échelle mondiale.