Dans le paysage souvent monotone de la politique française, une étoile filante nommée Sarah El Haïry a réussi à faire scintiller son nom depuis 2020. Franco-marocaine et férue défenseuse de la jeunesse, cette secrétaire d’État reconvertie en ministre déléguée joue désormais dans la cour des grands. Issue d’un parcours où se mêlent responsabilités commerciales et engagements associatifs, cette jeune politique incarne un souffle nouveau – à la fois responsable et un brin indiscipliné – sur la scène politique française. Pourtant, loin de se limiter à une image de jeunesse lissée, Sarah cultive une indépendance d’esprit que peu osent afficher dans le monde feutré des institutions. Portrait d’une figure qui ne laisse personne indifférent, entre convictions affichées et pragmatisme assumé, au cœur d’une arène politique où les générations cherchent encore leur place.
Sarah El Haïry, visage et voix d’une jeunesse politique engagée
Nommée en juillet 2020 secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, Sarah El Haïry s’est rapidement imposée comme une figure montante du MoDem, ce parti souvent perçu comme le fidèle allié de François Bayrou, mais capable de belles surprises. Son nom circule désormais autant dans les couloirs de l’Assemblée nationale que dans les discussions animées autour de la politique jeunesse. Avant de devenir députée en 2017, la dame à la double culture franco-marocaine n’était pas une inconnue dans le milieu associatif et commercial, ayant officié au sein du Groupe Up, une coopérative de chèques-déjeuner – preuve que son engagement ne date pas d’hier mais se forge dans le concret. Son passage à la commission des finances lui a conféré une crédibilité particulièrement solide dans un univers où la jeunesse n’est pas toujours synonyme de sérieux.

Un parcours sans faute (ou presque) d’une élue ambitieuse
Si sa trajectoire peut sembler classique – étudiante en droit et sciences politiques, puis élue locale à Nantes –, Sarah El Haïry a démontré un sens politique aigu, allié à une volonté manifeste d’apporter des solutions innovantes. Elle n’a rien d’une novice qui se contente de sa présence symbolique. Rapporteur pour améliorer la trésorerie des associations, elle s’est aussi aventurée à remettre au gouvernement des propositions audacieuses pour encourager la philanthropie à la française, un terrain aussi touffu que les arbres de la place Beauvau. Son engagement auprès du Service national universel lui a permis de faire entendre une voix qui cherche à moderniser certaines traditions républicaines, sans pour autant verser dans la nostalgie désuète. Bref, elle n’est pas là pour décorer le décor.
Ce dynamisme politique n’a pas échappé aux cercles du pouvoir. Si ses idées résonnent aujourd’hui dans l’esprit des jeunes comme des moins jeunes, ce n’est pas uniquement pour sa touche féminine ou sa jeunesse. C’est qu’en 2025, elle représente une génération qui veut peser, avec des idées claires sur la défense des droits des femmes, la laïcité et l’égalité réelle dans le monde professionnel. Elle a beau être ministre déléguée chargée de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles depuis février 2024, ses prises de position sont loin d’être dans le ton monocorde des passages télévisés qui suivent le script gouvernemental. Sarah El Haïry, parfois un brin rebelle, fait aussi preuve d’une lucidité qui confine à l’audace dans un univers souvent grisonnant.
De la double culture aux combats d’aujourd’hui : l’engagement politique à visage pluriel
Née à Romorantin mais passée par Casablanca pour ses études, Sarah El Haïry porte en elle la richesse d’un double héritage franco-marocain. Cette particularité culturelle ne lui sert pas uniquement à briller lors des dîners en ville ou à compenser les discours convenus avec une anecdote exotique. C’est une ancre, un moteur d’engagement et une boussole pour sa vision de la société politique française. Elle a, en effet, su articuler une identité mêlée qui lui permet d’aborder avec finesse les questions sociales et sociétales, tout en rappelant la nécessité d’une République laïque forte et respectueuse des différences. Sans faux-semblants, Sarah El Haïry incarne un visage de la France qui refuse l’enfermement identitaire et aspire à une réconciliation entre les mondes.
Son combat pour l’émancipation des femmes s’inscrit dans cette continuité : à la fois hommage aux pionnières et volonté d’éradiquer les dernières barrières invisibles dans les cadres professionnels. Elle elle rappelle que l’égalité de droit ne suffit plus, et que sa génération doit faire tomber les plafonds de verre qui persisteraient encore dans certains secteurs. Cela fait d’elle une porte-voix de toutes celles qui ne veulent plus attendre un hypothétique changement durable. Femme engagée, Sarah El Haïry est aussi consciente qu’il ne suffit pas de décrocher un portefeuille ministériel pour faire bouger les lignes, mais qu’il faut y mettre du corps – et parfois même bousculer l’ordre établi.